Qu’est-ce que Functional Africa?
Nous pensons que les développeurs de logiciels devraient être en mesure de recevoir la meilleure formation
et de participer au marché mondial en fonction de leurs capacités, où qu’ils se trouvent dans le monde.
Functional Africa est un programme destiné à fournir une formation en programmation fonctionnelle aux
futurs développeurs en Afrique qui n’ont pas accès au même enseignement dont bénéficient l’Europe et l’Amérique
avec leurs communautés technologiques établies de longue date.
Nous voulons faciliter la participation de ces développeurs à une économie mondiale de plus en plus
ouverte au travail à distance et sans barrières artificielles. Nous voulons qu’il soit plus facile pour
quiconque de postuler à un emploi à distance en Haskell ou en Scala, et qu’il soit plus facile pour les employeurs de les
embaucher.
Internet est ouvert. L’Afrique se connecte. Et le monde s’éveille au travail à distance.
Functional Africa ne fait que commencer son chemin vers le statut d’organisme de bienfaisance. À partir de
2021, nous commencerons un programme d’enseignement en ligne gratuit et interactif à Scala, parallèlement à
une consultation de six mois pour enquêter sur les obstacles qui freinent l’implication de l’Afrique dans le
monde de la programmation fonctionnelle.
Parmi toutes les exportations variées de l’Afrique - café, coton, cuivre ou encore charbon, celle qui devrait
être la plus facile à échanger avec le reste du monde, et ce, avec un impact environnemental bien moindre, est le code.
Pourquoi l’Afrique?
L’Afrique est un continent riche de 54 nations et de 1,3 milliard d’habitants - par coïncidence, autant que la somme
des habitants d’Amérique du Nord et d’Europe. Mais la plus grande partie de l’activité de l’industrie Tech se situe
en Amérique et en Europe. Pourquoi ?
Peu de réponses à cette question vont vous paraitre surprenantes : l’Afrique a une économie nettement plus petite ; ses
infrastructures sont moins développées ; et l’accès à l’éducation est généralement moins bon.
Mais les économies des pays africains croissent en moyenne plus rapidement que celles des pays riches.
Les infrastructures s’améliorent : plus d’un demi-milliard d’Africains sont désormais connectés. Des projets
comme Loon d’Alphabet contribuent à rendre l’accès à Internet omniprésent. Et
si l’éducation est en retard sur une grande partie du reste du monde, l’Afrique n’a jamais manqué de
capacités ou d’innovation.
Et pendant ce temps, le monde change. La pandémie de Coronavirus 2020 a obligé les entreprises du monde entier
à s’adapter à une nouvelle réalité du travail à distance ; changement très suivi dans le cas des ingénieurs en logiciel — et il a
été démontré que cela fonctionne ! Et celà même si l’industrie du logiciel était l’une des moins
touchées par la pandémie.
Ainsi, l’emplacement physique d’un développeur devient de moins en moins important : un développeur à Lagos
avec les mêmes compétences qu’un développeur à Londres peut faire le même travail, d’autant plus qu’une grande
partie de l’Afrique se trouve dans des fuseaux horaires proches de ceux de l’Europe.
En Afrique, les salaires et le coût de la vie sont généralement bien inférieurs à ceux de l’Europe et des
États-Unis. Si un programmeur fonctionnel en Afrique peut effectuer le même travail qu’un programmeur
fonctionnel européen, pourquoi ne devrait-il pas être en mesure de concourir pour ce travail sur un
pied d’égalité?
Éducation
Changer est difficile et peut prendre des décennies. Mais les changements les plus profonds et les plus
durables surviennent progressivement et continuellement. Ils sont également les changements les plus difficiles à
inverser.
Notre objectif est de nous concentrer sur notre principale expertise, la programmation fonctionnelle, et sur les
personnes qui peuvent en bénéficier le plus. Nous voulons dispenser cette expertise aux endroits
d’Afrique les plus enclins à l’accepter et à l’utiliser.
Cela veut peut-être dire que nous investirons plus de ressources dans les régions qui ont déjà de bonnes infrastructures
en place que dans les régions qui n’en ont pas : ce sont celles qui pourront tirer le plus parti de ce que nous
avons à offrir. Pour ces autres régions, des organisations qui se concentrent sur des besoins plus fondamentaux que le
développement de logiciels devraient être préférées à la nôtre.
Cela veut peut-être aussi dire que nous investirons moins de ressources dans les économies africaines les plus
prospères, car celles-ci ont déjà atteint une masse critique où elles peuvent soutenir leur croissance.
Dans tous les cas, notre Consultation sur le Recrutement guidera nos décisions. Malgré toute la passion que nous mettons dans ce
projet, nous nous soucions de l’efficacité de nos actions, et nous sommes impartiaux lorsqu’il s’agit d’analyser des données,
d’écouter la voix de la science ou de comprendre au mieux le contexte économique.
Et même si nous mettons tout notre poids dans certains domaines choisis, nous existons pour soutenir
l’Afrique toute entière, pour apporter des changements à tout le continent, et toutes nos ressources
pédagogiques en ligne seront accessibles pour tout le monde.
L’émancipation économique de quelques programmeurs fonctionnels aide non seulement ces développeurs, mais
aussi les autres personnes autour d’eux. Un succès dans un domaine en entraine d’autres dans des domaines voisins. Et ce
succès reposera sur le commerce et non sur des aides ; il peut être autonome et durable.
Nos objectifs à court terme sont centrés sur l’éducation. Si vous avez de l’expérience dans l’enseignement
d’un langage de programmation fonctionnel tel que Haskell ou Scala ou toute autre technologie semblable, et que
vous avez le temps de partager vos compétences, rejoignez-nous en tant que professeur bénévole. Notre
programme d’enseignement est flexible et peut être étendu pour inclure vos leçons sur un planning régulier
ou simplement pour une session unique.
Enseigner en grand groupe n’est qu’une partie de la solution et nous aimerions organiser des séances de
mentorat en petits groupes. Si cela vous intéresse, faites-le-nous savoir ; nous prévoyons de commencer au premier
trimestre 2021, après le début de notre programme d’enseignement.
Nous commencerons également notre Consultation sur le Recrutement, et c’est là où le monde de l’industrie IT
peut aider. Nous aimerions réaliser de courts entretiens en ligne, d’une durée de 20 à 30
minutes, avec des employeurs hors d’Afrique qui ont eu l’occasion de recruter des candidats vivant en Afrique.
Cela inclut les expériences tant positives que négatives. En effet, c’est tout autant important pour nous de
savoir ce qui a marché que ce qui n’a pas fonctioné.
Nous prévoyons de communiquer les résultats de notre consultation au troisième trimestre 2021, ce qui
décidera de nos prochaines étapes : les zones géographiques et technologiques sur lesquelles nous nous
concentrerons, les programmes de travail dans lesquels nous nous engagerons et le budget nécessaire pour les réaliser.
Ce n’est qu’alors que nous vous demanderons des dons.